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Alors que la consommation électrique des serveurs d’IA bat des records, des communes européennes dérivent la chaleur dégagée pour alimenter leurs piscines municipales et leurs serres.

Générer des images de chats de l’espace ou rédiger des poèmes par ordinateur consomme une quantité d’énergie colossale, dégageant au passage des gigawatts de chaleur thermique pure. Plutôt que de rejeter ces calories dans l’atmosphère, des ingénieurs ont trouvé l’opportunité industrielle parfaite.
Plusieurs municipalités en Europe du Nord ont raccordé le circuit de refroidissement de nouveaux data centers géants directement au réseau de chauffage urbain. Résultat : l’eau des bassins des piscines publiques est désormais maintenue à 28 degrés grâce aux requêtes formulées sur ChatGPT.
Le système repose sur un échangeur thermique en boucle fermée. Le liquide de refroidissement qui traverse les baies de processeurs graphiques (GPU) surchauffés cède sa chaleur à l’eau municipale avant de repartir refroidir la puissance de calcul des serveurs.
Cette symbiose entre la virtualité gourmande et les infrastructures municipales physiques ravit les élus locaux, qui réduisent leur facture énergétique, tout en offrant une caution écologique très opportune aux géants de la Tech souvent épinglés pour leur empreinte carbone catastrophique.
Reste un constat d’une ironie mordante : il faut désormais brûler des mégawatts d’électricité pour faire calculer des machines, simplement pour que des nageurs du dimanche puissent faire leurs longueurs dans une eau tiède.


SOURCE(S) : Reuters, MUYA Rédaction

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